24 HEURES - Le vendredi 10 février 2012

Plaintes de la GRC : le Bloc veut qu’un comité les étudie

29/07/2010 20h34 

Photo: archives 24H
Le Bloc québécois veut qu’un comité des Communes fasse la lumière sur les plaintes déposées à l’interne contre le grand patron de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), William Elliott.

Le parti exige aussi que le gouvernement Harper rende publics les résultats d’une évaluation interne pilotée par un conseiller indépendant, commandée après que les allégations aient fait les manchettes.

« Le gouvernement ne doit pas se cacher derrière une évaluation interne pour tenter d’étouffer l’affaire », indique la porte-parole du Bloc québécois en matière de sécurité publique, Maria Mourani.

Le commissaire Elliott est critiqué par des fonctionnaires de haut rang de la GRC qui dénoncent sa gestion tyrannique. La députée Mourani juge la situation « inquiétante » et fait valoir que les révélations de ces hauts gradés ne doivent pas être prises à la légère puisque les faits mentionnés « semblent assez répandus ».

Le parti demande ainsi que les députés siégeant au comité de la sécurité publique se réunissent. Selon le Bloc, le comité doit se questionner sur les motifs qui ont poussé ces hauts gradés à révéler publiquement l’existence de conflits internes et voir si ceux-ci ne découlent pas de « commandes politiques » de la part du gouvernement au commissaire Elliott.

Le Parti libéral du Canada croit aussi que le comité aux Communes devrait se pencher sur cette affaire et le NPD se montre ouvert à l’idée.

Le commissaire William Elliott, qui n’a jamais été agent de la GRC, a été nommé par le gouvernement conservateur en 2007 à la suite de la démission dans la controverse du commissaire Giuliano Zaccardelli.

 
 

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