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L’avenir de la langue française au Québec
Le français, toujours menacé selon les experts
24/06/2010 16h52 - Mise à jour 24/06/2010 17h05

- Pierre Curzi s'inquiètent pour l'avenir de la langue française.
- photo:archives 24H
« C’est un fait, c’est une réalité, le français est en recul », lance d’emblée le porte-parole du Mouvement Montréal Français, Denis Trudel, joint par téléphone par 24H.
Le ton est donné, rapports à l’appui. Les derniers chiffres de Statistiques canada montrent que la langue française comme langue maternelle est passée de 81% en 2000, à 80% en 2010, tandis que Montréal est passée sous la barre symbolique des 50 %, soit une diminution de près de quatre points en cinq ans
Un léger recul certes, mais une dimension symbolique plus importante, explique Denis Trudel. « C’est pas énorme, mais c’est un seuil psychologique, dit monsieur Trudel, on ne s’alarme pas, mais on dit simplement qu’il faut faire attention. On ne peut pas se permettre que ça continue à ce rythme. »
Montréal s’anglicise, le Québec aussi
La mobilisation des québécois devra donc se faire plus imposante, croît le président général de la Société Saint-Jean-Baptiste, Mario Beaulieu. « Avec le jugements de la cour Suprême du Canada qui vient d’invalider la loi 104, l’anglicisation du Grand Montréal et la pression de plus en plus grande des lobby anglophones, nous devons nous mobiliser davantage. Si on ne réagit pas maintenant, il sera trop tard,» avertit monsieur Beaulieu.
Pour Jean-Paul Perreault, président d’Impératif Français, organisme culturel voué à la promotion du français, la solution passe avant tout par l’éducation. « Face à la l’intrusion plus qu’invasive du gouvernement canadien en matière de langue, il faut sonner le réveil des troupes. Ce réveil doit aussi se faire au niveau provincial et inciter le gouvernement québécois à imposer la prolongation de la 101 au niveau collégial», croit le militant.
Un français florissant au Québec, un avantage de taille.
Rejoint par 24H, Pierre Curzi, comédien devenu politicien, est d’avis que le gouvernement libéral impose une vision trop étroite de la langue française.Contrairement aux idées véhiculées, il est persuadé qu’il y a tout à gagner en misant sur le français au Québec.
« Nous avons un avantage sur le reste du continent. Nous avons la chance de naître dans une culture distincte et de posséder celle dominante. Il faut se sortir de cette vision étroite du français. Parler français, ce n’est pas refuser de s’ouvrir, un français florissant, c’est aussi gage de réussite ! », a affirmé le critique du Parti Québécois en matière d’éducation.
Le français occupe le statut de langue officielle dans plus d’une trentaine de pays. Jusqu’à ce jour, le français reste la deuxième langue du monde au plan de l’importance politique.
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