24 HEURES - Le vendredi 14 juin 2019

Tour de l’Île de Montréal

20 000 cyclistes bravent la pluie

06/06/2010 07h46 - Mise à jour 06/06/2010 16h24

15 000 cyclistes de moins que l'an dernier ont participé au Tour de l'Île, dimanche, en raison de la température maussade.
Photos: Stéphane Grégoire
Pluie cinglante, température froide, vents soutenus : les 20 000 cyclistes qui participaient dimanche au Tour de l’Île de Montréal ont malheureusement goûté à la journée la plus maussade depuis le début du printemps.

En conséquence, 15 000 personnes de moins que l’an dernier ont pris part à l’événement, et le nombre d’abandons tout au long du parcours a aussi été plus élevé, mais aucun incident grave n’a été signalé.

« Honnêtement, je ne me souviens pas d’avoir déjà vu un départ aussi pluvieux », a confié à 24H Joëlle Sévigny, directrice générale de Vélo Québec Événements, qui organise le Tour de l’Île.

En après-midi, le spectacle de clôture de la Féria du Vélo a aussi été devancé, pour permettre aux quelques braves encore sur le site de rentrer chez eux plus tôt pour se réchauffer.

Des sourires

À 9h15, malgré un mercure d’à peine dix degrés Celsius, les milliers de cyclistes, souriants pour la plupart, formaient un ruban s’étendant à perte de vue à partir du parc Jeanne-Mance, qui servait de point de départ et d’arrivée.

Emmitouflée dans son imperméable, la comédienne Julie Perreault, porte-parole de l’événement, frissonnait à l’idée de parcourir 52 kilomètres par un temps si maussade.

« Je vais au moins en faire un petit bout », a promis avec le sourire celle qui fêtait son anniversaire dimanche et dont c’était la quatrième participation à l’événement.

« Avant, je trouvais toujours ça beaucoup, 50 kilomètres. Mais du vélo, j’en fais de plus en plus, surtout depuis qu’ils ont élargi le réseau de pistes cyclables à Montréal », a-t-elle expliqué en entrevue, quelques minutes avant d’enfourcher sa bicyclette.

« Les gens doivent être plus prudents, parce que les freins des vélos sont plus glissants. Mais en général, le parcours n’est pas plus long à terminer. Les gens vont prendre en moyenne trois heures pour le faire », explique Joëlle Sévigny.

« La température, ce n’est pas important. C’est tellement rare qu’on a les rues juste à nous que quand ça arrive, on en profite », s’exclamait Luc Gauthier, un participant en file pour prendre le départ, au moment où les gouttes redoublaient d’ardeur.

Rues fermées

Si la pluie a poussé certains cyclistes à rester à la maison, elle a aussi découragé quelques-uns des 2600 bénévoles qui s’étaient portés volontaires pour encadrer la randonnée cycliste.

« Évidemment, c’est un événement qui ne peut pas être déplacé au lendemain, parce qu’il est organisé longtemps d’avance. On recrute 14 personnes pour chaque tranche de 10 bénévoles nécessaires, donc on s’assure de ne pas manquer de gens », dit la directrice générale de Vélo Québec.

Cette année, le trajet des cyclistes se trouvait principalement dans l’est de Montréal. 77 portions d’artères étaient fermées aux automobilistes, dont les boulevards Saint-Laurent et Gouin Est, de même que la rue Hochelaga. Elles ont pu rouvrir en début d’après-midi.

jeanlouis.fortin@24-heures.ca

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