24 HEURES - Le vendredi 10 février 2012

Lutte contre la criminalité: quels avantages pour les victimes?

18/04/2010 22h07 

L'ombusman invite le premier ministre Harper à réévaluer les priorités de son gouvernement lorsque vient le temps de dépenser pour lutter contre la criminalité.
Photo: Archives 24H
L’ombudsman des victimes de crime sortant dit que le gouvernement fédéral ne prend pas suffisamment les victimes en considération dans ses efforts visant à lutter contre la criminalité.

Dans une entrevue exclusive avec l’Agence QMI, Steve Sullivan, dont le mandat de trois ans arrive à échéance cette semaine, indique que les fonds qui vont aux mesures visant à contrer la criminalité résultent en la réduction du financement pour les programmes et services offerts aux victimes.

« À un moment où le gouvernement effectue des choix difficiles quant aux façons de dépenser les fonds publics, c’est frustrant pour moi et décevant pour les victimes de crime, qui sont parfois oubliées », juge-t-il.

Des millions de dollars ont été supprimés en subventions pour les services et pour divers projets venant en aide aux victimes de crime, bien que les conservateurs mettent de l’avant diverses initiatives visant à accroître la sécurité publique comme l’élargissement du registre d’ADN, dit Steve Sullivan.

Selon ce dernier, ces mesures sévères envers le crime ont peu d’impact sur la vie des victimes.

« En se concentrant à envoyer les criminels en prison plus longtemps, on n’aide pas nécessairement les victimes. Les sentences font partie des mesures visant à appuyer les victimes, mais il y a bien plus que ça. »

Avant de quitter son poste, M. Sullivan a écrit une lettre au premier ministre Stephen Harper pour lui indiquer qu’il avait aimé son expérience à titre d’ombudsman des victimes de crime. Il a aussi profité de l’occasion pour inviter le premier ministre à réévaluer les priorités de son gouvernement lorsque vient le temps de dépenser pour lutter contre la criminalité.

 
 

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