24 HEURES - Le jeudi 19 octobre 2017

Réaménagement de Bonaventure

« Dalhousie n’est pas mort » - Isabelle Hudon

15/04/2010 18h02 

La présidente de la Société du Havre de Montréal (SHM) Isabelle Hudon, a toujours bon espoir de voir des autobus passer dans le corridor Dalhousie, après le réaménagement de l’autoroute Bonaventure.
Photo: Sébastien Saint-Jean
La présidente de la Société du Havre de Montréal (SHM) Isabelle Hudon, a toujours bon espoir de voir des autobus passer dans le corridor Dalhousie, après le réaménagement de l’autoroute Bonaventure.

« Contrairement à ce qu’on a pu lire ou entendre, Dalhousie n’est pas mort », a-elle assuré jeudi, après un discours devant des gens d’affaires de Montréal.

Isabelle Hudon s’exprimait pour la première fois depuis le dépôt du rapport de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM), très critique à l’endroit du projet de 260 millions $ au sud-ouest du centre-ville de Montréal.

Dans son rapport sur le projet, l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) désapprouvait pourtant le corridor Dalhousie et le passage de 1908 autobus par jour à cet endroit, tout près de 700 condominiums.

Le corridor, qui devait coûter à lui seul 118,7 millions $, verra tout de même le jour, probablement dans une version moins importante, a assuré la présidente de la SHM.

« Dalhousie sera réaménagée. Les autobus circuleront-ils seulement à l’heure de pointe ou pas ? Il faudra répondre à la question », a précisé Isabelle Hudon.

Selon elle, si les autobus devaient passer sur le nouveau boulevard urbain qui remplacera Bonaventure plutôt que dans le corridor Dalhousie, cela créerait « un bouchon de circulation jusqu’à l’île des Sœurs, tous les matins ».

La SHM présentera à la Ville de nouveaux scénarios à ce sujet « d’ici deux ou trois semaines ».

Amertume

Isabelle Hudon n’a d’ailleurs pas caché son amertume envers le processus de consultation publique qui a eu lieu en 2009.

« Jamais dans son rapport il n’a tenu compte des études de la SHM, ou de l’opinion d’organismes privés comme la Chambre de commerce, Transport 2000 et l’École de technologie supérieure (ÉTS) », a-t-elle déploré, avançant que l’OCPM s’est « laissé guidé par les émotions ».

Richard Bergeron, le responsable du développement urbain au Comité exécutif de la Ville, a indiqué il y a trois semaines qu’il voulait que les travaux débutent à l’automne 2010.

jeanlouis,fortin@24-heures.ca

 
 

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