24 HEURES - Le lundi 20 mai 2019

Détecter plus rapidement l'Alzheimer

16/03/2010 22h34 

Photo: Archives 24H
Qui ne connaît pas quelqu’un atteint d’Alzheimer parmi ses proches ou son entourage? Au centre de recherche Robert-Giffard-Université Laval, on travaille à la mise au point d’un outil diagnostique par résonance magnétique d’une précision inégalée, qui permettra de détecter plus tôt la maladie et d’offrir de meilleurs traitements.

Le projet de recherche conduit par le professeur Simon Duchesne, pour une durée de deux ans, bénéficie de subventions totalisant 740 223 $, dont un octroi d’un peu plus de 590 000 $ du ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation.

En 2008, 103 700 nouveaux cas de démence ont été décelés au Canada. On estime que près de 500 000 personnes en sont atteintes. Dans les deux tiers des cas, la maladie d’Alzheimer est en cause.

Or, actuellement, le diagnostic de la maladie d’Alzheimer est établi en éliminant les autres causes, donc de façon plus tardive, faute d’outils de détection plus précis.

« Une personne sur cinq recevra un diagnostic erroné d’une autre démence et n’aura donc pas accès à la thérapie la plus indiquée. Ce nouvel outil permettra de réduire de moitié les taux actuels d’erreurs », a soulevé, mardi, le professeur Duchesne.

Banque de sujets

Ce dernier est à élaborer une technique d’analyses d’images par résonance magnétique cérébrale, capable d’aller cibler les zones spécifiques liées à l’apparition précoce de l’Alzheimer.

Le projet s’appuiera sur une banque d’images par résonance magnétique sur plus de 2 700 sujets âgés de 20 à 96 ans. On espère ainsi pouvoir intervenir plus efficacement en amont des symptômes, voire un jour en freiner la progression.

Ce n’est toutefois pas avant quelques années que ce nouvel outil diagnostique aura franchi toutes les étapes de recherche et pourra être appliqué aux patients.

« Un diagnostic d’Alzheimer, c’est une catastrophe pour la personne comme pour ses proches. À certains égards, c’est pire qu’un diagnostic de cancer », a souligné le Dr René Lamontagne, vice-doyen à la Faculté de médecine de l’Université Laval.

 
 

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