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À quand le maintien à domicile?
25/02/2010 18h09 - Mise à jour 25/02/2010 18h25

- Les urgences sont entre autres bondées parce qu'on n'investit pas dans le maintient à domicile, croit l'AQESS.
- Photo : archives 24h
Jointe pendant sa tournée des régions par 24H, jeudi, la directrice générale de l'AQESS Lise Denis ne s’explique pas que rien ne se fasse de ce côté alors que « les indicateurs se détériorent dans les urgences et montrent que la présence de personnes âgées augmente de plus de 2 % par an ».
« C’est l’une des solutions alternatives, mais on ne passe pas à l’action, et la pression est de plus en plus grande dans les urgences », martèle celle qui salue tout de même les avancées locales dans certains hôpitaux.
Elle donne entre autres en exemple les changements apportés à l’hôpital St. Mary où les quarts de travail ont été modifiés pour faciliter la tâche du personnel.
Par ailleurs depuis 2005, 10 000 salariés ont été embauchés dans les établissements de santé de la province, selon Québec, un nombre impressionnant peu Mme Denis. « On a toujours eu des problèmes de pénurie du personnel, indique Mme Denis. C’est juste normal d’augmenter le nombre d’employés, mais il faudrait voir exactement où ils ont été ajoutés. Dans les services sociaux, dans le maintien à domicile? »
« Trop de cadres »
De son côté, le porte-parole du Conseil pour la protection des malades, Paul G. Brunet, déplore le trop grand nombre de cadres par rapport au personnel médical. «On passe davantage de temps à gérer qu’à soigner », soutient-il.
Le ministère de la Santé souligne toutefois que seuls 1 100 cadres de plus ont été embauchés depuis les cinq dernières années, passant de 10 208 en 2005 à 11 328 en 2009.
« Ils représentent 5,4 % du nombre de salariés, fait valoir la responsable des communications, Dominique Breton. En 1995, cette proportion atteignait 6,5 %. Il y a donc eu amélioration de ce côté. »
Mme Denis croit pour sa part que la présence de gestionnaires demeure importante, ne serait-ce que pour « encadrer tous les jeunes, tous les nouveaux qui entrent dans les établissements ».
Cette dernière est toutefois d’accord avec M. Brunet qui souhaiterait voir accorder davantage de la latitude aux cadres.
Un sondage effectué par l’AQESS dont les résultats avaient été révélés en mai dernier démontrait en effet que les gestionnaires souhaitaient avoir plus d’autorité pour effectuer des modifications dans leur établissement.
« Il faut leur donner plus de souplesse pour adapter les choses au plan local. C’est quelque chose qui se change sur le plan national », avance Mme Denis.
L’attachée de presse du ministre de la Santé, Karine Rivard, assure que l’utilisation des ressources sera discutée à la Table des négociations au cours des prochaines semaines.
Le porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé, Bernard Drainville, a, par voie de communiqué, sommé le ministre de la Santé de «rompre don silence et de rassurer la population». «Il a le devoir de nous dire comment il entend venir en aide aux médecins, aux infirmières et au personnel soignant qui crient au secours!», a-t-il écrit.
stephanie.saucier@24-heures.ca
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