24 HEURES - Le vendredi 14 juin 2019

Enquête publique sur la mort de Fredy Villanueva

Jean-Loup Lapointe «n’avait plus le choix»

03/02/2010 17h54 - Mise à jour 03/02/2010 18h06

L'agent Jean-Loup Lapointe affirme que Dany Villanueva lui a asséné une droite au visage.
Photo: archives 24H
Le policier Jean-Loup Lapointe affirme ne pas avoir eu le choix d’ouvrir le feu sur Fredy Villanueva le 9 août 2008 à Montréal-Nord, après avoir été frappé, agrippé, étranglé et presque désarmé par des individus présents.

Voilà, en résumé, comment le principal témoin de l’enquête publique sur la mort du jeune homme justifie ses actes lors des événements tragiques du 9 août 2008.

Témoignant pour la deuxième journée consécutive au palais de justice de Montréal, l’agent Lapointe a entre autre raconté qu’il n’avait pu utiliser son bâton télescopique ou le poivre de cayenne pour se défendre dans les instants précédant le coup de feu fatal. Il n’avait, dans ses mots, « plus le choix » d’agir de la sorte.

« Je devais ouvrir le feu étant dans une position vulnérable au sol. J’ai senti une main sur mon ceinturon et j’ai eu très peur qu’une personne puisse prendre mon arme à feu. Si je me faisais désarmer, je laissais ma vie et celle de ma partenaire entre les mains du destin», a-t-il déclaré devant une salle beaucoup plus achalandée qu’à l’habitude.

L’atmosphère a d’ailleurs monté d’un cran à la suite de cette déclaration. Plusieurs membres de la famille de Fredy Villanueva et des amis n’ont pu retenir leurs larmes.

Dany Villanueva, violent

L’agent Lapointe a ensuite poursuivi son témoignage en affirmant qu’il s’était retrouvé au sol dans le but de contrôler un Dany Villanueva violent qui venait de lui asséner une droite au visage.

« Il continuait de me frapper à la tête. Je sentais ses genoux dans le dos et je savais qu’il donnait des coups de pieds à ma collègue J’ai vu ma partenaire être projetée sur la voiture de police ».

Pour ajouter à sa panique, l’agent a aussi raconté qu’au même moment, quatre autres individus fonçaient dans sa direction. « Je venais de leur ordonner à trois reprises de reculer, mais ils continuaient d’avancer. Ils voulaient s’en prendre à moi ».

Le contre-interrogatoire de Jean-Loup Lapointe, qui risque d’être serré, pourrait débuter dès jeudi.

stephane.tremblay@24-heures.ca

 
 

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