24 HEURES - Le vendredi 10 février 2012

Duchesneau plaide lui aussi pour une enquête publique

24/11/2009 12h23 

Jacques Duchesneau croit qu’une enquête publique pourra permettre de changer la culture et, surtout, de mettre en place de nouvelles balises qui établiront une ligne de conduite claire pour les élus.
Photo: Agence QMI
L’ex-chef de police de Montréal, Jacques Duchesneau, croit lui aussi qu’une enquête publique est la meilleure façon de freiner la corruption dans le domaine de la construction.

Comme le croient l’Association des policiers provinciaux du Québec, la Fraternité des policiers de Montréal, l’Ordre des ingénieurs et les procureurs de l’Association des procureurs de la couronne, Jacques Duchesneau affirme que les enquêtes policières ne suffiront pas à mettre un terme à la collusion dans le secteur de la construction.

En entrevue au Journal des Pays-d'en-Haut La Vallée, Jacques Duchesneau estime que les enquêtes policières seront difficiles à boucler et qu’elles n’empêcheront pas les futures dérives des administrations publiques.

« Ce sont des enquêtes extrêmement difficiles à compléter. Quand on enquête sur la corruption, il faut un corrompu et corrupteur. Si ni un ni l’autre ne veut parler, comment allons-nous pouvoir prouver quoi que ce soit ? Si tout se passe dans un bureau entre un entrepreneur et un maire et que rien n’est enregistré. Il est difficile d’avoir des preuves, » soutient-il.

Ce résident de Piedmont croit donc qu’une enquête publique pourra permettre de changer la culture et, surtout, de mettre en place de nouvelles balises qui établiront une ligne de conduite claire pour les élus. « On doit réduire les tentations ».

 

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