24 HEURES - Le samedi 11 février 2012

Pour les étudiants bénéficiant des prêts et bourses

Briser la dépendance envers les institutions financières

14/10/2009 15h19 

Le chercheur Philippe Hurteau a présenté son étude, mercredi.
Photo: Jean-Marc Gilbert
Par le biais de prêts administrés par la Caisse de dépôt et de placement, le gouvernement du Québec devrait prêter lui-même l’argent aux étudiants de la province pour permettre à ceux-ci de réduire leurs dettes et au gouvernement de sauver près de 50 M $ par année en frais d’intérêts.

Dans une étude publiée mercredi par l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques, (IRIS), le chercheur Philippe Hurteau affirme que le modèle actuel n’est pas celui à privilégier. « Le gouvernement se trouve à subventionner les institutions financières avec les intérêts à rembourser », une situation qu’il qualifie de « déplorable » en ces temps de crise financière.

Le chercheur propose donc que l’octroi des prêts soit fait à même les fonds de la Régie des rentes du Québec (RRQ), fonds géré par la Caisse de dépôt et de placement. Il est d’avis que cette mesure permettrait en outre de stabiliser l’épargne des futurs retraités.

Volonté politique

Pourquoi le gouvernement n’aurait donc pas déjà privilégié cette mesure s’il pouvait économiser? « Nous croyons qu’Il y a une volonté politique de développer le secteur financier à même les prêts étudiants », croit M. Hurteau.

L’auteur de l’étude ajoute aussi que la première étape à franchir est de « briser les ligne de dépendance que les étudiants ont envers les institutions financières ».

Les conclusions de l’étude seront étudiées à l’occasion du prochain congrès de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), les 14 et 15 novembre prochains, après quoi un document sera envoyé au gouvernement. Appelé à commenter l’étude, le ministère de l’Éducation du Loisir et du Sport n’a pas retourné nos appels.

jeanmarc.gilbert@24-heures.ca

 

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