24 HEURES - Le vendredi 10 février 2012

Le Moulin à paroles : un marathon littéraire

13/09/2009 20h59 

Photo: Agence QMI
C’est dans une ambiance festive et bon enfant que le Moulin à images s’est terminé, hier après-midi, après un marathon littéraire de 24 heures qui a permis aux spectateurs de (re)découvrir des pans entiers de l’histoire du Québec.

À cause des retards enregistrés dans les lectures, les textes ont été prononcés deux fois plutôt que trois. Hier, entre 13h et 15h, les deux dernières heures de l’événement ont permis à l’assistance d’écouter un condensé des œuvres.

Le tout s’est achevé lorsque les orateurs ont entonné À la claire fontaine reprise en chœur par plus de 1000 spectateurs réunis sur place. Spontanément, le public a ensuite chanté Gens du pays. Des « merci » et des « bravo » ont fusé de toutes parts pour rendre hommage aux organisateurs de l’événement.

« Je suis très ému de l’accueil des gens. J’ai l’impression qu’on a renoué avec quelques choses qui a été brisée il y a quelques centaines d’années », a confié le maître de cérémonie Pierre-Laval Pineault. Admettant du bout des lèvres que l’événement a souvent pris des allures d’un rassemblement indépendantiste, M. Pineault s’en est pris au gouvernement qui a boycotté le happening et qui a « manqué une sacrée bonne occasion de se faire voir par les gens dans une simple expression de parole ».

Sébastien Ricard, autre organisateur, signale que « ce sont les personnalités invitées qui donnent l’impression que c’est un happening souverainiste. Mais nous, on a invité les fédéralistes à participer et ils se sont retirés. S’ils se retirent, ils ne peuvent pas se plaindre après que ce soit un événement souverainiste. C’est un happening québécois. Pas un happening souverainiste ».

C’est d’ailleurs M. Ricard qui a conclu le Moulin à paroles en souhaitant que « les pales du Moulin à paroles ne s'arrêtent jamais, jamais, jamais de tourner. » Selon lui, l’effet répétitif du spectacle a été essentiel dans sa réussite. « C’est à l’image de l’histoire qui n’arrête pas et qui revient. Ce n’est pas un crescendo avec une fin. Ça recommence encore et encore ».

 

Incontournables