24 HEURES - Le vendredi 10 février 2012

Toujours rebelles contre l’Armée

06/03/2009 21h17 

Une vingtaine de « rebelles » ont dénoncé des pratiques des Forces Canadiennes.
Photo : Luc Cinq-Mars
La situation des femmes n’est toujours pas réglée. Et la guerre qui n’en finit plus en Afghanistan amène des conséquences désastreuses pour celles qui y vivent.

Voilà le message lancé par une vingtaine de jeunes féministes Toujours rebelles vendredi soir devant le Centre des forces canadiennes, à Montréal.

« On vient dénoncer l’Armée qui tenait aujourd’hui un 5 à 7 pour faire connaître les opportunités de carrière pour les femmes dans les forces canadiennes », explique l’organisatrice de l’action contestataire Ève-Marie Lacasse.

« On voulait contester le fait que l’Armée récupère la Journée internationale des femmes, poursuit Mme Lacasse. Les femmes sont les premières victimes de la guerre, car elle fait augmenter toutes les formes de violence : viol, violence conjugale. Ces femmes perdent leur maison, leur mari, leurs enfants. »

L’organisatrice et ses jeunes rebelles s’interrogent sur la pertinence de la présence de l’Armée canadienne en Afghanistan. « Le Canada est en guerre actuellement même si l’on choisit des mots pour camoufler cela. La guerre en Afghanistan tue des gens tous les jours. »

Encore du travail à faire

Mme Lacasse estime qu’il y a encore de travail à faire pour améliorer la situation des femmes. Même ici. Elle donne en exemple les coupures financières effectuées par le gouvernement Harper dans les programmes sociaux : une mesure entraînant un appauvrissement pour beaucoup de femmes.

Puis, elle affirme que le gouvernement conservateur canadien constitue une menace pour le droit à l’avortement. Et il y a l’exploitation sexuelle des femmes, la violence qui leur est faite, les salaires qui ne sont pas toujours égaux avec celui des hommes.

« C’est certain que leurs conditions sont beaucoup mieux qu’il y a 30 ans, mais les femmes gagnent encore 70% de moins que les hommes dans bien des postes, surtout dans le secteur du service à la clientèle où elles sont payées au salaire minimum. »

Toujours rebelles regroupe près de 200 jeunes femmes de 14 à 35 ans et d’autres sections de cette organisation sont présentes ailleurs au Canada. En octobre dernier, pas moins de 500 jeunes rebelles canadiennes ont participé au rassemblement qui se tenait à Montréal afin de déterminer une série d’actions pour faire avancer la cause des femmes.

 

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