24 HEURES - Le vendredi 14 juin 2019

Survivre neuf jours en forêt: un miracle

26/02/2009 16h25 

C'est dans cette station de ski que le couple était partie en randonnée.
Photo: Collaboration spéciale
Le skieur montréalais rescapé après neuf jours passés en forêt a fait preuve d’un instinct de survie remarquable, estime des spécialistes du plein air et de sauvetage en forêt.

Gilles Blackburn, un résidant de Lasalle de 51 ans, a été retrouvé mardi, à 17 km de la station de ski où il s’était rendu en compagnie de sa conjointe, Marie-Josée Fortin, 44 ans, dans le sud de la Colombie-Britannique.

Le couple s’est construit un abri pour affronter le climat glacial des Rocheuses. Pour survivre, M. Blackburn s’est abreuvé à un ruisseau. Il a mangé des feuilles d’arbres et deux barres granola. Ce sont les SOS qu’il a tracé dans la neige qui l’ont sauvé. Sa conjointe a eu moins de chance : elle est morte gelée.

«C’est un miracle qu’il ne soit pas mort !», lance d’emblée Guy Demers, directeur général du Centre de plein air L’Estacade, situé à Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix.

«C’est à se demander comment ça se fait qu’il est encore en vie. C’est vraiment incroyable», ajoute-t-il.

«C’est remarquable qu’il ait réussi à survivre. J’ai beaucoup d’empathie pour ce que cet homme a traversé comme épreuve. Même pour quelqu’un qui a une formation, personne ne veut vivre une épreuve comme ça», dit pour sa part David Mepham, professeur et responsable du programme de baccalauréat en plein air à l’Université du Québec à Chicoutimi.

Mieux vaut prévenir

Selon les spécialistes interrogés par 24 heures, il est primordial de bien s’équiper lorsqu’on s’aventure dans des randonnées un peu plus périlleuses.

«Préparer un kit de survie : le minimum vital, un set qui peut faire la différence entre vie et mort si vous vous retrouvez isolé en forêt. Allumettes, téléphone portable, gourde, couverture, lampe de poche, boussole et de quoi grignoter comme des barres de céréales, de chocolats, de la viande séchée, etc.», énumère John C., formateur survie spécialisé dans les milieux forestiers de la forêt boréale.

«Le plus important est de s’hydrater, renchérit David Mepham. C’est bien important de gérer son énergie et de rester au sec. Survivre en forêt est quelque chose de très complexe. C’est d’ailleurs pourquoi on l’enseigne!»

Par ailleurs, le rescapé Gilles Blackburn devrait être de retour au Québec au cours des prochains jours.

 
 

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