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24 HEURES - Le mardi 9 février 2010

Huit écoles sont menacées de fermeture sur la Rive-Sud

27/01/2009 07h52 

Une cinquantaine d’affiches comme celle-ci ont été installées dans le secteur de l’école Paul-Chagnon, à St-Hubert.
Photo: Sébastien Ménard

Des milliers de parents et d'élèves de Longueuil retiennent leur souffle, ces jours-ci, alors que huit écoles primaires et un pavillon sont menacés de fermeture.

«Ça nous inquiète et ça inquiète les enfants, dit Marc Dumesnil, du conseil d'établissement de l'école Sainte-Claire. Les enfants vivent beau-coup d'incertitude.» La Commission scolaire Marie-Victorin (CSMV) pourrait fermer jusqu'à quatre écoles et un pavillon parmi un groupe de neuf établissements qu'elle a ciblés dans les arrondissements St-Hubert et Vieux-Longueuil.

Selon les estimations du ministère de l'Éducation, la CSMV perdra 2 125 élèves d'ici à 2014. Cela pourrait se traduire par un déficit d'au moins 21 M$ après six ans.

Les parents et élèves des écoles visées par ces «hypothèses de fermeture» ont organisé des manifestations et apposé des affiches dans leur quartier, dénonçant le plan de la CSMV.

Juste avant les fêtes, ils ont déposé un mémoire au conseil des commissaires.

Puis, ils ont tenté une dernière fois de convaincre les élus de reculer lors d'une série d'audiences publiques, qui se terminaient hier soir. La CSMV annoncera sa décision le 24 février.

Des affiches partout

Dans l'arrondissement St-Hubert, 52 affiches demandant de «sauver» l'école Paul-Chagnon ont été installées un peu partout devant des résidences et des commerces.

«La commission scolaire envisage de transférer les enfants dans une grosse école d'environ 900 élèves l'an prochain», explique Anne Frenette, du conseil d'établissement de l'école Paul-Chagnon.

«Mais nous, on favorise les petits milieux, dit-elle. Est-ce que je devrai me tourner vers le privé si mes enfants sont envoyés dans une grosse école?»

L'inquiétude est aussi palpable à l'école des Quatre-Vents. «La commission scolaire veut maximiser les classes, les bourrer au maximum, dénonce Mélanie L'Archevêque-Gariépy, membre du conseil d'établissement. Mais dans les petites écoles, les profs connaissent les élèves», dit-elle.

La présidente du conseil d'établissement de l'école Sainte-Claire, Monique Bastien, trouve la situation actuelle «hyper dérangeante.»

«Ils envisagent de saupoudrer les élèves dans cinq écoles. Mais les élèves de deux de ces écoles seraient aussi déplacés, parce qu'il n'y aurait plus de place dans leur propre école, dit Mme Bastien. C'est énorme, le nombre de personnes touchées.»

Prudence

Dans une entrevue accordée au Journal la semaine dernière, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, demandait aux commissions scolaires d'y penser à deux fois avant de fermer des écoles.

«Ça vient juste confirmer la prudence que l'on a déjà, assure la présidente de la CSMV, Lucie Désilets.On est à l'écoute. Le processus actuel, c'est une réelle consultation», insiste-t-elle.