24 HEURES - Le samedi 25 octobre 2014

Pension réclamée à un ex, millionnaire

L’homme d’affaires Herbert Black supporte l’ex-conjointe

19/01/2009 18h08 - Mise à jour 19/01/2009 20h29

L’homme d’affaires Hebert Black supporte l’ex-conjointe de fait qui demande une pension lucrative à son ex, millionnaire.
Photo : Stéphane Tremblay
L’homme d’affaires Herbert Black supporte l’ex-conjointe de fait qui demande une pension lucrative à son ex, millionnaire.

L’histoire particulière est débattue au palais de Justice de Montréal où une ex-conjointe de fait demande une lucrative pension à son ex, millionnaire. Elle intéresse tellement l’homme d’affaires Herbert Black qu’il a décidé de défrayer les coûts judiciaires de la femme étant convaincu qu’elle aura gain de cause.

M. Black, qui a fait la manchette récemment après avoir acheté la fameuse cravate chanceuse de Guy Carbonneau au coût de 100 000$, trouve la situation « ridicule ».

« Tu ne peux pas avoir des enfants et vivre des années avec une femme et ne rien lui donner une fois la relation terminée uniquement parce que vous n’êtes pas mariés, a-t-il déclaré. Les enfants du couple en question vivent presque dans la pauvreté lorsqu’ils sont chez maman et vivent dans le grand luxe lorsqu’ils sont chez papa. C’est une aberration. »

50 millions $ et une pension mensuelle

Lola (nom fictif) a vécu pendant 10 ans avec l’homme. Elle lui a donné trois enfants, aujourd’hui âgés de 13, 10 et 8 ans. Elle demande à son ex-conjoint une somme globale de 50 millions $, en plus d’un versement mensuel pour elle de 56 000 $. Elle reçoit déjà 35 000 $ par mois pour la pension alimentaire, sans compter les frais payés par monsieur pour le chauffeur privé, la femme de ménage, les vacances, les activités sportives etc.

M. Black, lui-même père de famille divorcé, se dit tout de même choqué par l’attitude de l’homme, dont sa fortune serait estimée à plus d’un milliard $. Son identité ne peut être dévoilée puisqu’il s’agit de droit familial.

« La Loi doit être changée… »

« Je connais bien l’homme en question. Je lui ai parlé pour tenter de lui faire comprendre le gros bon sens, mais il ne veut rien savoir croyant qu’il aura le dernier mot devant le tribunal. Ce qui est choquant, c’est que 50 millions $ pour lui, c’est comme 10000$ pour les gens ordinaires. C’est plate qu’il n’ait pas compris. La Loi doit être changée ».

Me Anne-France Goldwater, avocate de Lola, croit également à la nécessité d’une nouvelle législation. « Au Québec, les conjoints de fait n’ont pas les mêmes droits qu’une femme mariée. Pourtant, nous sommes les champions au pays des conjoints de fait. La Loi au Québec, doit être modifiée », a-t-elle lancé devant les journalistes.

Selon Me Goldwater, partout ailleurs au Canada, un couple est considéré comme marié après une fréquentation d’un an. Ce qui n’est pas le cas au Québec.

C’est donc dire que le père est dans l’obligation de verser une pension alimentaire pour les enfants, mais rien pour l’ex-conjointe, si les époux ne sont pas mariés.

En vertu du Code civil, les conjoints de fait n’ont aucun droit en matière de partage du patrimoine familial, ni de fonds de pension ou REER.

Une injustice ?

Il s’agit d’une injustice aux yeux de la Fédération des femmes monoparentales et recomposées du Québec qui, malgré des moyens financiers modestes, a mandaté un procureur pour la représenter dans cette histoire.

Cette cause est grandement médiatisée car elle pourrait faire jurisprudence au Québec.

Voir autre texte : un milliardaire devant la cour, son ex demande une pension pour elle.

Stephane.tremblay@24-heures.ca

 
 

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