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Revente de matières recyclables
La crise jusque dans le bac vert
04/12/2008 17h36

- La ligne de tri du centre RécupérAction Marronniers, à ville LaSalle.
- Photo: Frédéric Pepin
Depuis septembre dernier, le marché mondial des matières recyclées a encaissé coup sur coup de nombreuses baisses du prix de revente de ses produits.
À Montréal, l’entreprise RécupérAction Marronniers subit directement les impacts de cette crise et, comme l’indique le directeur général de l’entreprise, Richard Landriault, personne n’est épargné.
«L’impact est important pour nous, mais il l’est encore plus pour les centres de tri qui sont dans la collecte sélective résidentielle, parce qu’ils gèrent des matières de moins bonne qualité que nous.»
Des prix qui font peur
Il suffit de regarder les chiffres pour comprendre l’ampleur de la crise.
Pour le papier mixte, c'est-à-dire, le papier magazine, les enveloppes et autres, les nouvelle grille de prix passent de 85$US la tonne à 5$US, une diminution de 80$US la tonne comparativement à septembre 2008. Pour le papier journal, le prix passe de 150$ à 30$US la tonne.
Pour ce qui est du papier blanc, un des meilleurs revendeurs au Québec, les prix plongeront de 235$US à 100$US, une diminution de 135$ la tonne.
Lettre ouverte
Au début de la semaine, le Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets (FCQGED) demandait aux centres de tri de ne pas baisser les bras. Il exhortait d’ailleurs le gouvernement de s’impliquer pour supporter les entreprises.
«Certains centres de tri considèrent maintenant d’enfouir les matières recyclables qu’ils ont récupérées, d’autres envisagent carrément de fermer leurs portes» indique le directeur du FCQGED, Karel Ménard.
Mais selon l’expert, les centres de tri n’ont pas nécessairement besoin de financement du gouvernement, mais plutôt d’un changement dans l’attitude de tous.
«Il faut sensibiliser les citoyens à augmenter la qualité des matières recyclables. Aussi, nulle entreprise n’est tenue d’inclure un pourcentage de matières recyclées dans les biens qu’elle produit, utilisons les outils que nous avons déjà pour créer une véritable industrie du recyclage», ajoute M. Ménard.
«Il faut que nos matières trouvent preneur au Québec, si on pouvait être autosuffisants, sans être obligés d’exporter nos matières, ben je pense qu’on aurait fait un pas en avant important» conclut M. Landriault.
La ministre Beauchamp a formé un comité d’experts en collaboration avec Recyc-Québec qui visite présentement les centres de tri du Québec pour trouver des solutions face à la crise.
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