24 HEURES - Le dimanche 26 février 2017

Enquête publique réclamée à Montréal-Nord

L’hôtel de ville de Montréal fermée aux manifestants

25/11/2008 10h06 

Les manifestants du COBP ont pu gravir les escaliers devant l’hôtel de ville et réclamer une enquête indépendante pour la mort de Villanueva.
Photo: Richard Ouellet
Un groupe d’une cinquantaine de manifestants, le Collectif opposé à la brutalité policière (COBP), a tenté sans succès de franchir les portes de l’hôtel de ville de Montréal lundi soir, peu avant la séance du Conseil municipal.

Les manifestants du COBP ont pu gravir les escaliers devant l’hôtel de ville et déployer leur banderole, avec une inscription rouge où on pouvait y lire : « PLUS JAMAIS », en référence aux événements malheureux de Montréal-Nord où Fredy Villanueva a perdu la vie lors d’une intervention policière le 9 août dernier.

La séance de questions réservée aux citoyens, précédant le Conseil municipal, était prévue à 19h00, mais les autorités municipales ont préféré faire appel aux policiers et fermer complètement l’accès à l’hôtel de ville aux manifestants, au public ainsi qu’aux journalistes venus assister à la période de questions.

Les membres du COBP ont lancé des slogans hostiles aux policiers ainsi qu’à l’administration du maire Tremblay sur les marches de l’Hôtel de ville et se sont rendus par la suite sur le côté de l’édifice où ils ont encore tenté de rentrer à l’intérieur, mais les portes étaient verrouillées.

Les revendications du Collectif

Marcel Sévigny, ancien conseiller municipal à la retraite de Pointe St-Charles, était sur place lors de la manifestation et nous a résumé les principales revendications du COBP.

Se disant sensible aux revendications des manifestants, Sévigny a mentionné que les manifestants réclament une enquête publique et indépendante sur la mort de Fredy Villanueva, atteint mortellement de plusieurs balles tirées par la police.

« Il est absurde qu’un corps policier enquête sur un autre corps policier, surtout quand un policier est impliqué dans un cas de décès d’un citoyen », s’étonne Sévigny.

Plus de trois mois après la mort de Villanueva, rien n’a été dévoilé sur cette affaire, malgré la promesse des policiers de rendre public les conclusions de leur enquête.

La police peu bavarde

Près d’une heure après le départ des manifestants, l’hôtel de ville ouvrait ses portes à nouveau.

Nous avons tenté d’avoir une entrevue avec un policier posté devant l’hôtel de ville, mais la demande nous a été refusée.

Rappelons qu’une autre manifestation avait été organisée le 11 octobre dernier pour les mêmes revendications, soit une enquête publique et indépendante sur la mort de Fredy Villanueva.

 
 

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