24 HEURES - Le vendredi 10 février 2012

Les douaniers en jeans : un avertissement sérieux

13/11/2008 13h05 

Photo: Maxime Deland
À l’instar des policiers, les 7000 douaniers canadiens porteront le jeans au boulot jusqu’à ce qu’un nouveau contrat de travail soit signé.

Sans convention collective depuis 19 mois, les douaniers de Lacolle menacent même de faire la vie dure aux automobilistes et aux camionneurs si les négociations continuent d’avancer à pas de tortue.

Les files d’attente pour revenir au pays pourraient donc devenir de plus en plus longues au cours des prochains mois.

«On n’est pas rendu là encore. Aujourd’hui (jeudi), c’est un avertissement sérieux qu’on envoie à l’employeur. On veut qu’il sache que notre patience a des limites», dit le président du syndicat, Jean-Pierre Fortin.

Si rien ne bouge, M. Fortin promet que les moyens de pression s’accentueront. «Actuellement, on n’a toujours pas d’indication que ça va se régler prochainement», dit-il.

Le transport commercial visé

Avant de viser Monsieur et Madame Tout-le-monde aux frontières, les douaniers se concentreront à ralentir les camionneurs.

«Si le secteur commercial est au ralenti, ça va certainement avoir un impact sur l’économie du pays», maintient Jean-Pierre Fortin.

Avec le contexte économique actuel, cette mesure pourrait forcer le gouvernement à s’entendre plus rapidement avec les douaniers.

Les négos achoppent

Sans contrat de travail depuis le printemps 2007, le syndicat des douaniers ne réussit toujours pas à s’entendre avec l’Agence des services frontaliers sur les questions de l’ancienneté, de la sécurité d’emploi et du salaire.

La dernière offre de l’employeur propose une augmentation salariale de 7% sur quatre ans. «Notre salaire est 25% moins élevé que les policiers et les agents correctionnels dans les prisons fédérales. Pourtant, nos tâchent s’apparentent aux leurs à environ 100%», fait remarquer Jean-Pierre Fortin.

 

Incontournables