24 HEURES - Le mardi 12 décembre 2017

L’élection d’Obama : Une mauvaise nouvelle pour les Canadiens?

04/11/2008 23h52 

À l'hôtel Opus, 300 partisants démocrates se sont réunis pour suivre la victoire de leur favori.
Photo: Sébastien St-Jean
Moment historique de la politique américaine, l’élection de Barak Obama pourrait signifier de mauvaises nouvelles pour les Canadiens, selon les experts interrogés par 24 Heures.

« C’est évidemment un désastre pour Stephen Harper, qui est déconnecté de monsieur Obama sur les dossiers de l’environnement, du pétrole. Ça va isoler notre premier ministre dans le G7 et sur le plan international », affirme Jean-François Lisée, directeur du Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal.

« Ce sera à Harper de modifier ses positions, et pas l’inverse », soutient pour sa part Donald Cuccioletta, directeur de recherche de la Chaire d’études stratégiques de l’UQAM et spécialiste de la politique américaine.

« En matière d’échanges économiques, Barak Obama fera passer les intérêts des Américains avant tout, c’est une évidence. Stephen Harper a bien fait de déclencher les élections canadiennes en octobre; il aurait plus de mal à se faire élire maintenant qu’un vent de gauche souffle sur le monde », résume Christian Dufour, Professeur de science politique à l’École nationale d’administration publique.

Nombreux partisans montréalais

Si les partisans de John McCain étaient invisibles hier à Montréal, des centaines de supporters démocrates se sont réunis dans des bars de la métropole pour suivre le triomphe de leur héros.

« Tout le monde ici est nerveux, fébrile. On assiste à l’histoire qui est en train de s’écrire », nous a raconté Martine St-Victor, organisatrice d’une soirée démocrate qui a réunit plus de 300 personnes à l’Hôtel Opus.

Au Burgundy Lion Pub, les deux étages étaient pleins à craquer de plusieurs centaines de partisans d’Obama.

« Obama représente l’image de l’Amérique du futur, celle que nous voulons. Une Amérique métissée, ouverte et respectueuse, une rupture avec le passé des années Bush, qui ont terni les États-Unis », a commenté Yves Alavo, un partisan démocrate originaire de Chicago.

 
 

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